En l'an 16 du règne de la reine Flavia, un homme fut enterré vivant dans le désert de Sybille pour pratique de la magie noir. Lui, ainsi que sa femme et son fils de cinq mois.
En l'an 21 du règne de cette même reine, une jeune femme du nom de Nathacha de Saintecroie disparût subitement de la cour. Son père, ami de la reine, la retrouva 21 ans plus tard dans les sous-sols de la cathédrale de la capitale, torturée et défigurée par exorcisme. Le motif de cette détention resta un mystère pour le reste du monde, mais il s'agissait d'une condamnation pour nécromancie.
En l'an 2 du jeune Dauphin Estébahn, tout un village fut mis à feu et à sang pour avoir porter un culte au Malin.
Parmis ces exemples, ils en sont d'autre bien plus atroces encore, et d'une sauvagerie sans nom.
Mais ce que tous ces bourreaux ignoraient, c'étaient qu'ils avaient, pour nombre d'entre eux, condamné à mort des innocents. Des hommes et des femmes qu'ils accusèrent injustement par peur, par ignorance ou manipulation.
La magie noire n'est pas la pratique d'une magie maléfique. Proprement parlant, la magie noir n'existe même pas. C'est l'usage que l'on fait de ses pouvoirs qui rend la magie maléfique. Et ça, personne en dehors du monde des sorciers peut le comprendre.
La magie est un don, l'instrument de l'esprit. C'est donc l'esprit qui est noir, mais rares ont été les sombres esprits à avoir purgé leurs peines.
