Chapitre 2 : Sous l'aile des Cordélian -> Vers une peine sans jugement

Chapitre 2 : Sous l'aile des Cordélian -> Vers une peine sans jugement
- Hé petit ça va ? raisonna une voix quelque peu caverneuse.

Doucement, tiré de l'inconscience par un balancement incessant, blottit contre une masse chaude et rassurante, Ethan ouvrit lentement ses yeux bleus saphir et scruta les alentours. La vision trouble, une silhouette aux longs cheveux blonds se profila devant lui, indécise, incertaine, telle un fantôme. Sous la lumière de la lune décroissante, ses cheveux semblaient d'un blanc pur et ses traits, à demi voilés par la nuit, d'une grande finesse.

- Maman ? demanda Ethan encore à moitié évanoui.
- Tu as entendu Jipps, le môme te prends pour sa mère, ricana une autre voix au fond de la pièce.
- Hé gamin tu es sûr que ça va bien ?
- Où est-ce que je suis ?

Peu à peu, la visibilité d'Ethan devint plus nette. La pièce dans laquelle il se trouvait était toute de bois teinté d'un vieux bleu roi. Au travers les panneaux qui la constituait, la lumière de la lune s'infiltrait discrètement, éclairant avec légèreté les ténèbres de la nuit. Avec peine, le petit sorcier y distingua également d'étranges dunes de sable desquelles poussaient de rachitiques buissons calcinés. De toute évidence, la pièce avançait car le décor changeait sans cesse.
Soudain, une secousse ébranla la pièce de bois qui vacilla de droite à gauche dans un cliquetis de chaîne. Dans le silence relatif qui régnait là l'on pouvait entendre le bruit d'une locomotive à vapeur consumer lentement son charbon.

C'est alors que l'attention d'Ethan fut attirée par ce qui il y avait dans la pièce de bois à ses côtés. Tout autour de lui se tenaient des hommes de tous âges et de toutes corpulences qui le regardaient sortir lentement de sa torpeur.

- Petit tu vas bien ? demanda l'un deux en s'approchant de lui avec une mine inquiète.
- Où est-ce que je suis ? redemanda à nouveau Ethan que la panique gagna soudain. Où est maman ?

Tout en silence, chacun des hommes se lancèrent des regards navrés, puis reposèrent leur attention sur Ethan qui tenta de comprendre ce que signifiait ce lourd mutisme qui faisait battre son petit c½ur à tout rompre.

- Petit, ta mère n'est pas parmi nous, lui expliqua l'homme qu'il avait pris pour Jakesa. Elle... elle n'a pas dû survivre à ce qui vous est arrivé.

Ce fut comme si Ethan reçut soudain un coup de couteau en plein c½ur. La respiration coupée, les larmes lui brûlant ses petits yeux consternés, il fixa l'homme aux cheveux blanc en quête d'un quelconque indice qui trahirais son mensonge. Mais aucun de ceux qui étaient là ne semblaient mentir. Avec désolation et une profonde tristesse tous les hommes qui partageaient la même pièce que le petit sorcier le regardèrent fondre en larme, sans savoir que dire, ni que faire. Instinctivement, le prisonnier sur lequel Ethan s'étendis pour pleurer posa une main réconfortante sur son épaule tandis que certains autres se rapprochèrent pour tenter de consoler sa peine !

# Online seit Sonntag, 03. Februar, 2008 um 17:23

Geändert am Dienstag, 08. April, 2008 um 09:02

Chapitre 2 : Sous l'aile des Cordélian -> Les mines de mercure

Chapitre 2 : Sous l'aile des Cordélian -> Les mines de mercure
Des heures durant, bercé par les murmures rauques des autres prisonniers qui l'entouraient, Ethan pleurait en silence la mort de Jakesa. Les yeux embrumés, la gorge nouée, le visage collé contre la jambe d'un homme, il écoutait d'une oreille absente les discutions qui s'animaient lentement alors que la nuit faisait place au jour. Parmi ceux qui partageaient avec lui l'étrange pièce de bois mouvante, certains attirèrent particulièrement son attention. Principalement celui que tout le monde nommait Jipps. De temps à autre, celui-ci lui décrochait un sourire réconfortant suivit d'un clin d'½il complice. Malgré son physique de jeune premier, Jipps avait sur son visage laiteux les traits du temps qui passe, et sur ses longs cheveux les mèches annonciatrices du grand âge.

- Où est-ce que nous sommes ? Et où est-ce que nous allons ? Finit par demander Ethan qui se redressa en séchant ses larmes. Pourquoi on est tous là ?
- Tu ne sais donc pas ? s'étonna la montagne de chair et de muscle sur laquelle Ethan s'était effondré pour pleurer.

A nouveau des regards inquiets s'échangèrent entre les prisonniers. Ce gamin était non seulement étrange, mais il ignorait en plus tout de sa présence parmi eux. Mais qui était-il et qu'avait-il fait pour être arrivé ici ?

- Petit comment es-tu arrivé là ? Raconte nous ! demanda Jipps en se rapprochant du petit sorcier afin de comprendre ce qui lui était arrivé.

Au fur et à mesure que les mots lui venaient, Ethan conta en larme ce que Jakesa et lui avaient vécu, de leur départ pour la réunion de sorciers jusqu'à l'attaque du traître en passant par le combat et le sacrifice de la jeune sorcière. L'oreille tendue, attentifs à chacune de ses paroles, les hommes peu à peu commencèrent à comprendre les raisons de la présence d'Ethan parmi eux. Ce petit sorcier, à peine entré dans l'adolescence, était en train de payer pour le pire crime qui existait, celui de sorcellerie. Mais curieusement, aucun ne le repoussa, ne le jugea ni le condamna. A l'inverse de tous les autres gens qui l'auraient sans doute blâmé et tué sans jugement à cause de ce détail, eux partageaient sa peine et éprouvaient pour lui de la pitié. Ce petit venait de perdre sa mère et s'en allait vers un endroit où il ne survivrait peut-être pas plus de quelques mois avant de mourir d'épuisement.

- Ethan, c'est bien comme ça que tu as dit que tu t'appel ?
- Oui.
- Je vais te dire où nous sommes et où nous allons, promis Jipps malgré les murmures de désapprobations qui s'élevèrent. Mais en échange tu vas nous faire une promesse.

A ces mots, le souvenir de Jakesa vint à nouveau hanter la mémoire d'Ethan auquel elle avait également fait faire une même promesse lors de leur fuite. C'est au bord des larmes que le petit sorcier écouta alors les conditions de Jipps qui commença.

- Vois-tu, nous tous ici sommes ce que l'on appel des criminels, des voleurs, des assassins, et nous sommes tous ici pour les mêmes raisons. On traverse actuellement en train le désert de Sybille en direction de la plus grosse mine de cristaux de mercure du pays. C'est là que l'on se rend pour purger notre peine.
- Mais qu'est ce qu'on va faire une fois là bas ? demanda Ethan qui comprit enfin pourquoi la pièce de bois, qui n'était autre qu'un wagon, tanguait ainsi.
- Ce que l'on appel les travaux forcés, répondit un autre prisonnier en s'approchant à son tour d'Ethan. Et au cas où tu te poserais la question, je crains que toi aussi.

# Online seit Mittwoch, 06. Februar, 2008 um 12:15

Geändert am Dienstag, 08. April, 2008 um 08:54

Chapitre 2 : Sous l'aile des Cordélian -> Arrivée en enfer !

Chapitre 2 : Sous l'aile des Cordélian -> Arrivée en enfer !
Collés les uns aux autres, dans une même inspiration angoissée, Ethan et ses compagnons de voyages observèrent à travers les fêlures du wagon la mine de mercure se dessiner lugubrement à l'horizon. Creusée dans le sous-sol d'un château en ruine, l'on pouvait voir les quelques murs encore debout de l'ancienne forteresse se dresser dans le sable chaud du désert. Bien cachée au creux de ces ruines abandonnées, la mine était ainsi insoupçonnable. Ainsi, c'était là que le traître avait envoyé Ethan finir ses jours. Dans une mine où il croulerait sous la tâche et mourrait certainement avant même d'y avoir passer une année.
En voyant les anciennes tours en ruine s'approcher de plus en plus, Ethan se demanda en frissonnant pourquoi le sorcier l'avait épargné et non tué comme tous les autres. Terrifié par ce monde nouveau qui bientôt allait être le sien, il regretta d'être encore en vie.
- Tu vois gamin, c'est là-bas que nous allons tous moisir jusqu'à ce que mort s'en suive !
- N'écoute pas ce pessimiste, lui conseilla Jipps en prenant le petit sorcier à part tout en jetant un regard noir aux autres prisonniers. En revanche écoute moi bien ! Tu te souviens ce que tu nous as promis ?
- Oui !
- Qu'est-ce que tu nous as promis ?
- De ne dire à personne que je suis un sorcier, répondit Ethan comme si il répétait une leçon apprise sur le bout des doigts.
- Parfait ! Quand nous arriverons là-bas, ajouta Jipps en le regardant droit dans les yeux, arrange-toi pour rester près de moi ou de l'un d'entre nous. Compris ? Et si jamais tu es séparé de nous, ne raconte à personne, je dis bien personne, ce que tu es. Il en va de ta survie Ethan ! C'est compris ?
Intimidé par toutes ces paroles traitant de tant de danger et de mort, Ethan acquiesça timidement avant de rejoindre les autres prisonniers agglutinés devant la seule fissure du wagon qui commençait lentement à ralentir. Ils arrivaient à destination, leur dernière destination.

********************


Dans un grincement effroyable, le train en destination des mines de mercure du désert de Sybille s'arrêta lentement à l'approche des ruines de l'ancienne forteresse. Par l'étroite ouverture entre les cloisons du wagon, Ethan entraperçu les premières pierres de sa futur prison. Perché sur les restes brûlant du château qui abritait la mine, de gros corbeaux noirs observaient avec intérêt le train de prisonnier pénétrer dans les ruines. Dans leurs yeux rouges écarlates brillaient comme une envie fugace de chaire.
A l'intérieur du wagon, les prisonniers commençaient à s'agiter. La peur au ventre, remplit d'appréhensions de toutes sortes, tous se répandaient en prières avant de subir leur châtiment. Voyant tous ces hommes forts et courageux dans un tel état d'angoisse, Ethan se demanda quel enfer l'attendait vraiment au-delà des ruines.

Enfin, le train s'arrêta après une journée de route épuisante tant pour le mental que pour le corps. L'unique porte à l'avant du wagon s'ouvrit alors soudain à la volée, laissant entrer la lumière aveuglante et la chaleur étouffante du désert. Eblouit, pris à la gorge par une insoutenable odeur de poussière brûlante, Ethan cacha son visage dans ses bas pour se protéger les yeux et la figure. Déjà, des soldats en combinaison bleu marine faisaient descendre un à un les prisonniers du train qui se composait de huit wagons identique à celui dans lequel Ethan avait voyagé. A la grande déception du petit sorcier qui se cachait tant bien que mal dans l'ombre chétive de Jipps, aucune femme ne descendit des huit wagons de prisonniers, pas une seule. Cette fois-ci il en était certain, Jakesa était bel et bien morte.


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# Online seit Dienstag, 12. Februar, 2008 um 16:00

Geändert am Dienstag, 26. Februar, 2008 um 17:53

Chapitre 2 : Sous l'aile des Cordélian -> " Tu as de la chance "

Chapitre 2 : Sous l'aile des Cordélian -> " Tu as de la chance "
La mine de mercure était un véritable labyrinthe de pierre, de sable et de bois, dans laquelle grouillaient autant d'hommes que de fourmis dans une fourmilière. La peau brûlée par le soleil du désert, des centaines et des centaines de mineurs foraient le sol à la pioche à la recherche de nouvelles carrières. Vêtus de bjellabas bleu roi et noires qui les protégeaient tant de la chaleur que de la poussière, des soldats armés assis sur d'énormes bûches de bois observait d'un ½il malveillant les nouveaux arrivés qui pénétraient dans ce nouveau monde. Le visage hâlé, parcheminée, à demi caché par un pan de leur robe, ils avaient quelque chose d'empreint à une bête féroce guettant sa proie.
Agrippé à la chemise râpée et poussiéreuse de Jipps, Ethan avança à la suite de ses compagnons de voyage jusqu'à une ouverture béante à même le sol, renforcée par des tronçons de chênes usés par le temps. De l'extérieur l'on pouvait entendre distinctement le bruit du métal sur la pierre, de la pioche et de la pelle sur les parois de la mine. Ce bruit sonnait comme les cloches du jugement dernier. Le glas avant le mort.

- Toi ! Cria un soldat avec un fort accent du désert. Viens ici !

Tremblant de tous ses membres, Ethan s'exécuta et s'approcha lentement du militaire voilé. La tension qu'il ressentait à chaque pas en direction du bédouin lui semblait comme insoutenable. Si il l'avait put, Ethan se serait enfuit à toute jambe, mais tout autour de lui lui était inconnu.
D'une main ferme et violente, le militaire voilé saisit le petit sorcier par ses cheveux noirs et observa son visage sous toutes les coutures. De la couleur bleu océan de ses magnifiques yeux, jusqu'à l'état de ses dents.

- Quelle âge tu as ? demanda t-il tout en le regardant doit dans les yeux.
- Dix ans, balbutia Ethan transit de peur.

Consterné par ce qu'il venait de lui être dit, le bédouin agrippa le garçon par l'épaule en soupirant, et entraîna Ethan vers le centre du campement minier sans le moindre ménagement. A la limite de la peur panique, Ethan lança un regard suppliant en direction de Jipps et des autres prisonniers qui, impuissant, regardèrent le petit garçon disparaître au milieu des colonnes de sable soulevées par le vent. Dans un murmure emporté par l'alizé, Jipps lui adressa une prière et disparut dans les ténèbres de la mine devant laquelle ils s'étaient arrêtés. Pour lui, les autres voleurs et criminels, le voyage venait de se terminer.

A demi traîné par le militaire du désert Dieu ne sait où, Ethan commençait à voir défiler sa courte vie devant ses yeux embrumés. Les souvenirs heureux qu'il avait auprès de Jakesa dans leur chaumière cachée dans la forêt accroissaient sa peur de l'inconnu, lui qui n'avait toujours vu que le monde rassurant des bois et de la magie. L'espace d'une seconde, l'envie de lancer un sort contre le bédouin lui chatouilla l'esprit mais il se ravisa aussitôt, se souvenant de la promesse faite à Jipps. Ne jamais utiliser la magie, ne jamais dire que je suis un sorcier, se répéta encore et encore Ethan alors que le sable du désert commençait à se faufiler dans ses vêtements déchirés. Bientôt, une nouvelle mine creusée dans le sol apparut dans le début de tempête. L'ouverture était plus petite que la précédente et on n'y entendait aucun bruit provenant de l'intérieur. Peut-être n'y a-t-il personne, se questionna furtivement Ethan alors que le soldat le poussait à l'intérieur.
Au sein de la carrière souterraine il faisait noir, froid et humide, exactement tout le contraire de l'extérieur. Le long des parois rocheuses cerclées de bois suintait de minuscules gouttelettes d'humidité sur lesquelles Ethan se serait volontiers jeté. Il n'avait pas bu depuis très longtemps et sa gorge lui piquait atrocement. Maintenant qu'il y songeait, depuis combien de temps déjà était il captif ? Cette question lui triturait l'esprit mais, le moment et la personne étaient mal choisis pour poser des questions. Précédé du Bédouin qui le guidait au travers des couloirs de la mine, ils s'engouffraient toujours plus loin dans les ténèbres.

- Tu as de la chance, déclara le soldat du désert en essayant de soigner sa mauvaise prononciation dut à son accent. J'ai un fils et une fille qui ont le même âge que toi.

Cela voulait-il dire qu'il allait sortir Ethan d'ici ? Rien n'était certain, mais contraint à marcher toujours plus loin dans les entrailles de la mine glacée, le jeune sorcier aperçu une lueur dansante au loin.

# Online seit Donnerstag, 06. März, 2008 um 16:31

Chapitre 2 : Sous l'aile des Cordélian -> Dans les entrailles de la mine

Chapitre 2 : Sous l'aile des Cordélian -> Dans les entrailles de la mine
Peu à peu, les températures glaciales devinrent insoutenables à Ethan qui se frotta énergiquement les bras pour se réchauffer. Son haleine se condensait en de petits nuages de vapeur. Derrière lui, le soldat semblait insensible au froid
La lumière qu'il avait aperçu au fond de la mine commençait à prendre une forme plus précise. Posée sur le sol un peu plus loin, une lanterne de cuivre usée brûlait, diffusant une lumière douce et fantomatique. Tout près, assis contre l'une des parois du long couloir de la mine se trouvait un nouveau soldat emmitouflé dans un entremêlement compliqué d'écharpes de lin. Totalement immobile, il paraissait profondément endormi, mais à l'approche de son camarade, qui souriait à pleine dent, celui-ci se leva d'un bond et couru presque pour prendre la main qu'il lui tendait cordialement. Dans une langue à la fois exotique et amphigourique les deux hommes se saluèrent comme deux frères, n'oubliant pas pour autant Ethan qui tenta de profiter de la situation pour rebrousser chemin. Mais une poigne de fer l'attrapa vivement par le col de sa chemise en loque, lui ôtant toutes chances de sortir d'ici.

- Qu'est-ce que tu m'amènes encore une fois là ? demanda le bédouin en noir en observant Ethan par-dessus l'épaule de son camarade, s'exclamant dans la langue du garçon.
- Un nouveau mineur !
- Si tu te moques de moi je ne trouve pas ça drôle ! A vu de nez je dirais qu'il na pas plus de douze ans. Ne me dis pas qu'il est arrivé avec le nouvel arrivage d'esclaves de tout à l'heure ?

Au mot esclave, Ethan faillit vaciller de stupeur. Ainsi donc ce n'était pas un rêve ! Les prisonniers envoyés aux mines devenaient pour ainsi dire les esclaves des exploiteurs de métaux. Inquiet de son sort, lui à qui son instinct lui criait dangereusement alerte, il se réserva ses dernières forces pour fuir, écoutant attentivement la suite de cette discussion afin de savoir ce qui allait advenir de lui.

- Comme tu peux le voir, si !
- Les blancs des terres intérieurs sont vraiment des barbares, jura le bédouin en noir comme si il crachait du venin extrêmement mortel. Que va-t-on faire de ce gamin ?
- On n'a pas le choix.

D'une main ferme, le soldat qui avait accompagné le petit sorcier jusqu'ici le poussa vers son camarade qui le saisit au bras. Echangé comme un vulgaire paquet de linge, Ethan commença à trembler une nouvelle fois de peur. Que pouvait-il faire pour se sortir d'ici ? Il avait juré de ne pas utiliser la magie, mais sans ça il n'avait aucune chance de parvenir à s'échapper.

- Et si il ne survit pas ? demanda le gardien de la mine alors que l'autre bédouin d'en retournait vers la surface d'un pas rapide.
- Il a survécu au voyage jusqu'ici, c'est qu'il est assez robuste pour survivre. A toi maintenant de faire en sorte qu'il ne s'épuise pas à la tâche. Mais arrange toi aussi surtout pour que Lord Hieron n'en sache rien, sinon on y passe tous les deux, et le môme aussi.

Lorsque le soldat du désert eut disparut à la surface, levant une dernière fois la main pour saluer son confrère, le bédouin en noir soupira profondément et examina à nouveau Ethan qui l'étudia également.
Entre les nombreuses écharpes qui constituaient sa tunique, apparaissait la peau de son visage, infiniment plus claire que celle des soldats de la surface. Ses yeux, vifs et inquisiteurs, avaient la couleur du miel et la mèche de cheveux qui dépassait de son voile celle de l'ébène. Ces deux seuls détails permirent à Ethan d'en déduire que celui-ci était plus âgé que l'autre, et son accent moins apparent prouvait qu'il avait plus de maîtrise de la langue.

- Viens ! ordonna t-il au jeune garçon en l'insistant à le suivre d'un mouvement de tête. Tu es en sécurité ici.

Surpris par la douceur spontanée de ces paroles, mais loin d'être totalement rassuré par celles-ci, Ethan avait l'intime conviction que cet homme ne lui voulait aucun mal. Seulement, il était ici en tant qu'esclave, alors comment pouvait-il être vraiment en sécurité ?
Devant son malaise grandissant, le gardien de la mine posa une main réconfortante sur son épaule et l'entraîna avec lui dans les couloirs sombres et froids de la carrière souterraine.

<<Un grand merci à histoiredemots63 pour ses 18 commentaires ^^>>

# Online seit Sonntag, 16. März, 2008 um 19:06

Geändert am Samstag, 14. Juni, 2008 um 11:15