Chapitre 2 : Sous l'aile des Cordélian -> Sous l'aile bienfaitrice des Cordélian

Chapitre 2 : Sous l'aile des Cordélian -> Sous l'aile bienfaitrice des Cordélian
Dorénavant les images qui accompagneront mes articles n'auront plus grand rapport avec ce que j'écris. L'occasion pour moi de mettre mes images préférées, non plus des images qui parfois ne me plaisaient pas vraiment. J'en ai également profité pour changer certaines d'entre-elles que je ne trouvais pas joli du tout. Que pensez-vous de ces nouvelles illustrations ?
Lulu Phantasma


De longues et interminables minutes après que Ethan ait fait plus ample connaissance avec Lliann, qui s'avérait être un excellent compagnon et guide, un soldat minier lui apporta ce qui serait désormais ses seuls et uniques effets. Une chemise jaunis par le temps, taillée pour un homme d'âge mûr, et un vieux pantalon fripé de la même teinte fanée. Sans la moindre pudeur vis-à-vis du garçon, le bédouin le déshabilla sauvagement et lui enfila ses nouveaux habits qui, d'après les odeurs repoussantes qu'ils portaient, avaient dut être récupérés sur le cadavre d'un mineur mort à la tâche. Dégoûté par la seule perspective qu'il puisse à présent porter les fripes d'un mort, Ethan fondit en larme et implora Lliann en vain. Le mineur ne pouvait malheureusement rien faire contre ce traitement abject si ce n'était que lui adresser quelques regards compatissants et rassurants lorsque soudain, le soldat tira de son burnous un coutelas où les reflets des torches dansaient sur la lame d'argent. A la vue du poignard à lame courbe que le bédouin pointait obstinément sur Ethan en se rapprochant, Lliann se saisit de sa pioche et se rua sur lui en poussant un cri allant fureur et panique.
La lutte qui opposa Lliann au soldat minier ne dura que quelques brèves secondes durant lesquelles le vaillant prisonnier fut frappé au sternum par le soldat qui esquiva agilement sa ruade, ses vêtements ample donnant grâce à ses mouvements. La respiration coupée, heurtant le sol épaule la première dans une mauvaise chute, Lliann Cordélian ferma les yeux et craignit que la fin du garçon soit prématurément arrivée. En effet, Ethan cria, il lui sembla même l'entendre se débattre, mais au lieu d'entendre ce bruit si familier de la lame dans la chaire humaine ce fut des bruits de vêtements déchirés qu'il perçut. Surpris, Lliann rassembla ses forces et se retourna aussi sec pour découvrir que les manches de la chemise d'Ethan avaient était sèchement découpées pour s'ajuster à la petite taille du garçon. Rassuré, il laissa alors s'échapper un soupire de soulagement mais une douleur cinglante lui arracha aussitôt un cri de douleur guttural. Son acte de vaillance pour sauver le garçon d'une mort qu'il pensait éminente, aussi lamentablement échoué fut-il été, se terminait maintenant par la morsure cuisante du fouet.
Un liquide chaud et écarlate s'écoula lentement le long de son dos et de ses épaules lorsque le bédouin cessa cette série de coups punitifs qui arrachèrent à Ethan larmes et cris d'effroi. Dans les yeux noirs de jais du soldat du désert brillait une lueur pleine de violence semblable à celle d'un fauve que l'on brave. Sans doute satisfait de sa fustigation, il jeta à Ethan un regard sombre puis repris le chemin de sa ronde entre les mineurs qui se remirent au travail sans plus attendre. Tandis que le petit sorcier s'approchait de Lliann, hésitant, d'autres coups de fouet se perdirent dans la masse de mineurs, pour le simple plaisir de celui qui les distribuait. Si l'acte héroïque et plein de courage de Cordélian restait vif dans les mémoires des tailleurs de pierre de la mine il resterait à présent à tout jamais marqué sur son dos, telle la signature d'un pacte de sang.
Devant ces blessures sanguinolentes qui clouaient Lliann au sol tant la douleur le faisait souffrir, le petit garçon ramassa à ses pieds les manches découpées de sa chemise et les posa délicatement sur le dos de son protecteur qui lui donna une tape amicale sur l'épaule tout en se relevant. Leur complicité, née à peine de quelques demi-heures, se scellait déjà par le sang et par le désir de se protéger l'un l'autre.
L'humeur des geôliers de la mine facilement irritable depuis cet incident, Lliann Cordélian regagna sa galerie en compagnie du petit Ethan, vêtu tel un triste mendiant, et repris le travail qu'il avait interrompu pour protéger son pupille. Désormais, Lliann se le jura solennellement, Ethan serait sous l'aile bienfaitrice des Cordélian pour tout le temps qu'il lui sera donné.


Pour répondre à la question de moi-petit-écrivain sur la raison pour laquelle j'ai mis "sous l'aile bienfaitrice des Cordélian", et bien, sachez que j'avais tout simplement envie de marquer insitance sur ces mots qui rappèlent le titre du chapitre lui-même. Et puis... c'est à partir de ce moment là que... tout va commencer pour Ethan ;)

# Online seit Dienstag, 08. April, 2008 um 08:32

Geändert am Freitag, 11. April, 2008 um 22:02

Chapitre 3 -> Un Homme : Dans la douleur d'un monde d'homme

Chapitre 3 -> Un Homme : Dans la douleur d'un monde d'homme
____________Dans les galeries sombres de la mine, l'obscurité était permanente, comme si le jour avait cessé à tout jamais d'exister. Le temps qui passe était une donnée illusoire que seules les clepsydres des bédouins éclaircissaient un peu. Mais les heures ressemblaient à des semaines et les jours à des millénaires. Très souvent, suivant les conseils que Cordélian lui prodiguait charitablement à chaque nouvelle découverte, Ethan examinait de temps à autres ces horloges à eau avec l'espoir que le temps s'écoule plus vite, mais les regards furibonds des soldats du désert le débarrassèrent rapidement de cette habitude que Lliann conservait malgré tout.

- Tu ne dois jamais perdre la notion de temps Ethan, lui répétait t-il sans cesse. Sans cela, un homme perd facilement la raison.
- C'est pour ça qu'ils sont tous un peu dérangés ? avait alors demandé Ethan en désignant les autres mineurs qui se brisaient l'échine en s'attaquant à coup de pioche à une paroi rocheuse aussi dur que du diamant.
- Il n'y a malheureusement pas que le temps qui ait fait perdre la raison à tous ces malheureux, lui expliqua Cordélian le plus discrètement possible. Vois-tu, tu ne trouveras parmi eux ni criminels, ni quelques autres malandrins que ce soit, seulement des nobles et des bourgeois honnêtes victimes de la fourberie de leurs pairs. Cette homme là, désigna t-il d'un geste du menton en direction d'un mineur qui leur faisait dos, c'est le Baron Richter Han Verventhyght de Eigen! Il est arrivé ici il y a quatre ans, aussi frais qu'une rose au matin, accompagné de sa gardes et de l'un de ses chacals d'amis. Avant même qu'il n'ait flairé le piège qui lui avait été tendu, celui-ci l'a dépouillé de ses biens et de ses terres avant de le faire séquestrer ici. Celui là là-bas était l'un des plus gros importateur de dentelle et de soieries du pays. Il fournissait presque tous les confectionneurs de sa majesté la reine qui l'a anobli au rang honorifique de « Grand tailleur royal ». Son nouveau titre de noblesse n'a malheureusement pas ravis l'ancien fournisseur de la reine qui a rapidement perdu les trois quarts de ses rentes. Celui-ci l'a donc fait enfermé ici et à fait croire à toute la cours qu'il avait été dévoré par des bêtes lors d'une partie de chasse...

Tout en écoutant Lliann Cordélian lui présenter les misérables mineurs qui partageaient la vie de Ethan depuis près d'une semaine, le jeune sorcier se demandait où était sa place parmi tous ces aristocrates dont le nom inspirait des fortunes colossales. Plusieurs questions se bousculaient dans son esprit de petit garçon tandis qu'il imaginait tous ces nobles destitués au sommet de leur gloire jalousée, exploitant leurs terres avec tout l'art qui sied à un gentleman de la cour et partageant jusqu'à la table de la reine.
Soudain, une désagréable voix de crécelle s'éleva dans les couloirs de la mine alors qu'Ethan rêvassait silencieusement aux côtés de son bienfaiteur qui tenta de le tirer de ses songes en le hélant. Mais il était trop tard ! L'un des bédouins qui effectuait sa ronde à ce moment là avait aperçu le petit sorcier dans les nuages, et se dirigeait maintenant vers lui, fouet à la main, jurant dans sa langue épaisse et incompréhensible des insultes allant contre du garçon. Avec force et virulence, l'arme de cuire noir du soldat minier s'abattit sur le dos d'Ethan qui poussa un cri de douleur déchirant. Tous les regards se dirigèrent vers cette scène affligeante qui tournait lentement au drame. Plus Ethan hurlait, et plus il plaisait au bédouin de le battre encore. Sa petite main crispée sur le pantalon de Lliann, il implorait de l'aide pour que cesse cette torture qui lui laminait le dos. Mais comme à chaque fois qu'il se faisait battre par les geôliers de la mine, son tuteur et compagnon ne pouvait rien faire pour l'aider, au risque d'aggraver la situation autant pour eux deux.
« Cesse de crier, cesse de crier » implorait silencieusement Lliann tout en serrant les dents, sentant une envie bestiale de meurtre couler dans ses veines. Lui savait, tout comme les autres mineurs, qu'en cessant de crier cesserait son supplice. Mais les leçons que Ethan avait reçut de lui n'étaient pas assez ancrées dans sa mémoire pour lui faire supporter la douleur lacérante du fouet. Il semblait que le bourreau de Ethan ne trouve en sa sentence de quoi tarir sa soif de colère. Celui-ci continua de le fustiger jusqu'à ce que le sang coule enfin le long de ses plaies. Finalement, épuisé d'avoir tant crier, terrassé par la souffrance, Ethan s'écroula inconscient sur le sol poussiéreux de la mine, poussant un dernier cri étouffé.

- Reprenez le travail bande de chacals bouseux ! s'égosilla le soldat du désert en brandissant son fouet dont l'extrémité projetait de fines gouttelettes de sang. Toi ! hurla t'il en désignant Lliann avec la rage d'un carnassier, touche à ce gamin et je t'étripes de mes propres mains, toi et le petit.

Réjoui de l'autorité qu'il bénéficiait et du droit de battre et de tuer qu'il possédait, le tortionnaire retourna une clepsydre qui s'était vidée et reprit sa ronde comme si rien ne s'était produit. Délecté par ce moment de cri et de sang versé, il disparut au tournant d'une galerie, laissant aux mineurs un goût amer de cet instant tragique.

S'assurant qu'aucun bédouin ne les observait au coin d'un couloir sombre, Lliann jeta violement sa pioche dans la poussière et se précipita sur Ethan qui gisait encore dans l'inconscience.

- Couvrez-moi pour l'amour de Dieu, supplia t-il alors qu'il se baissait pour éponger délicatement le sang qui perlait en fine larmes le long du petit corps frêle d'Ethan.

Aussitôt, les nobles destitués se mirent à la tâche de plus belle et frappèrent la pierre avec force afin de couvrir les gémissements du petit sorcier que Cordélian tentait de remettre sur pied.

- Allez mon garçon, si un autre de ces barbares te trouve à terre il te punira lui aussi. Sois fort et reste debout !

Lliann savait que ces paroles semblaient cruelles au garçon qui souffrait le martyr, mais c'était là le seul moyen de lui épargner la morsure de nouveaux coups.

Merci à Princesse Obscure pour son 200ème commentaire

# Online seit Donnerstag, 10. April, 2008 um 03:46

Geändert am Dienstag, 15. April, 2008 um 11:03

Une question pour vous

Une question pour vous





Pleine de rêves mais aussi de doutes sur mon avenir d'écrivain, j'aimerais vous poser une question à vous, lecteurs et fans des aventures d'Ethan Van Hyler qui me soutenez depuis près de 4 mois.

Si l'opportunité s'offre à moi d'éditer cette merveilleuse histoire, continueriez-vous de la suivre dans les dédales d'un roman papier ?

Cette question est très importante pour moi car elle peut m'aider à avancer concrètement dans le domaine de la littérature. Mais il se pourrait également que vos avis favorables aient une influence positive sur un potentiel éditeur.

Q
uoi qu'il en soit je vous remercie chaleureusement encore d'être toujours présent auprès d'un petit sorcier dont l'avenir va dans pas très longtemps basculer.

B
ien à vous tous

Lulu Phantasma

# Online seit Samstag, 12. April, 2008 um 14:45

Geändert am Mittwoch, 16. April, 2008 um 13:19

Chapitre 3 -> Un Homme : Un mystère dépassant l'imagination

Chapitre 3 -> Un Homme : Un mystère dépassant l'imagination
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Bien nombre de fois se reproduirent des évènements comme celui-ci au cours des longues semaines qui suivirent, mais les mineurs, scandalisés par toute la violence qui avait été déchargée ce jour là sur Ethan, s'étaient jurés de tout tenter pour l'en protéger, tout comme Lliann le faisait avec la rage d'un lion, malgré les interdits levés.
Avec les semaines et les mois, Ethan commençait à comprendre le sadisme et le vice des soldats de la mine. Et peu à peu, malgré la fatigue, le froid glacial de l'air et les courbatures qui se faisaient sentir, le petit sorcier commençait également à être immunisé contre la douleur du fouet. Avec bien du courage pour son jeune âge, Ethan serrait les dents comme il lui avait été conseillé par ses nombreux compagnons, et en silence attendait que cesse son supplice. Parfois, les larmes coulaient encore le long de ses joues dont le teint rosé de la bonne santé avait disparut, mais il s'efforçait de rester indifférent à la torture pour lasser au plus vite ses bourreaux. Ce qui avait la bonne fortune de fonctionner presque à chaque fois car les bédouins ne trouvaient plus autant de plaisir à le battre qu'aux premiers jours. A ses côtés, Lliann s'efforçait de rester placide devant cette infâme torture, priant de toute son âme pour que son protégé ne succombe pas à cette douleur qu'il connaissait bien pour l'avoir ressentis plus de fois qu'il n'était nécessaire. Mais à chaque fois qu'Ethan goûtait au dur cuire de l'instrument des soldats, son sang ne faisait qu'un tour. L'envie meurtrière d'occire de ses propres mains chaque bédouin osant poser la main sur lui faisait bouillir son sang dans ses veines.
Sous l'action involontaire de ses pouvoirs, dont il ne faisait plus usage pour protéger son secret, les blessures d'Ethan, même les plus profondes, s'en remettaient cependant avec une rapidité dépassant l'entendement. Il lui suffisait parfois de deux jours seulement pour que ses estafilades disparaissent, ne laissant derrière elle que de fines et belles cicatrices invisible dans l'obscurité.
Malheureusement, si ce détail compromettant échappait à ses compagnons de geôle et ses viles tortionnaires, Lliann, lui, ne semblait pas aussi dupe que les autres. Le mineur possédait un sens de l'observation aussi affûté qu'une sentinelle en temps de guerre, et un esprit de déduction aussi surprenant qu'infaillible. Bien souvent, par un regard en coulisse porté au bon moment, Lliann pouvait observer la disparition progressives de ses meurtrissures aussi monstrueuses qu'elles étaient nombreuses. Mais Ethan ne semblait se rendre compte de rien, ce qui poussait Lliann à se plonger dans de longues réflexions sur les évènements qui avaient l'amené dans ces mines ténébreuses. Non pas que ces miraculeuses cicatrisations ne le rassuraient pas, au contraire, mais il sentait que quelque chose de bien plus étrange qu'un bon et sain métabolisme agissait sur cet enfant. Qui était réellement Ethan ? se demandait-il. Et pourquoi condamner un jeune garçon de dix ans sans malice à une peine aussi cruelle, voir mortelle ? Bien sûr qu'Ethan lui avait déjà raconté tout ce qu'il avait voulu savoir sur cette tragique nuit où lui et sa mère avaient été fait prisonniers, mais avec le recul il trouvait que cette histoire n'avait ni queue ni tête, où du moins quelques éléments manquaient dans la version qui lui avait été divulguée. Ce qui piquait sa curiosité à vif !

Si depuis lors Cordélian se faisait enclin aux soupçons et songeur, il n'en altéra rien son affection si particulière pour son pupille. Bien au contraire ! Toujours d'une manière pleine de prestance et de bienveillance il continuait à lui prodiguer ses bons conseils pour survivre dans cet impitoyable monde d'homme.

- Tiens-toi droit lorsque tu pioches ! lui ordonnait-il parfois avec sévérité d'un bon précepteur.
- Mais pourquoi ?
- Sinon tu finiras bossu comme le baron Verventhyght, et tu risques de rester aussi minuscule et chétif qu'un gamin de dix ans.
- Mais j'ai dix ans ! lui rappela un Ethan en sueur qui ne voyait pas toujours à quoi lui servaient les conseils bienveillants de son protecteur
- Dans dix ans tu n'auras plus dix ans ! murmurait-il comme pour lui même.

Ainsi répondait Lliann depuis que son esprit était envahit par tant de questions. Par des phrases énigmatiques qui n'avaient pas le moindre sens pour celui qui ne connaissait pas le fond de sa pensée. Mais c'est ce trait de caractère qui avait, parmi tant d'autres, séduit Ethan qui, sans toujours le comprendre, suivait tout de même ses conseils avec bonhomie.
Bientôt, devant les miracles de cicatrisation qui continuaient inlassablement de se produire, la curiosité de Lliann atteignit son paroxysme. Pour continuer à protéger cet enfant de la perfidie des soldats du désert, il avait besoin de savoir d'où provenait ce prodige, si le garçon y était pour quelque chose où si il avait simplement une excellente constitution physique. Comment dissimuler un tel phénomène aux regards indiscrets si il était indépendant de la volonté du garçon ?
Quoi qu'il en soit, Lliann avait bien l'intention de percer ce mystère car peut-être était là raison réelle de sa captivité. Non pas celle qu'Ethan avait voulu lui faire croire, mais celle dont il s'était fait peu à peu lui même idée.

_______Les clepsydres de verres s'étaient vidées de leur liquide jaunâtre pour la vingt-troisième fois ce jour, aussi les bédouins de la mine commençaient à rassembler les mineurs pour la nuit. Un soupir de soulagement imperceptible parcourut les prisonniers qui abandonnèrent dès lors avec lassitude leur pioche derrière eux et suivirent les soldat jusqu'à la pièce commune où ils passaient leur nuit. Des nuits qui ne duraient parfois pas plus de cinq à six heures, ce que les bédouins considéraient comme amplement suffisant pour des condamnés aux travaux forcés. Mais cette nuit là, Lliann n'avait pas l'intention de dormir comme tous les autres. Non ! Il avait en tête une idée.
Avec la discrétion qui sied à un fauve en chasse, Cordélian se faufila à travers la masse de mineur à la recherche de son protégé qu'il ne tarda pas à trouver. Celui-ci, caché parmi les autres prisonniers avançait aux côtés de Sir Bruckenbrün, un prisonnier voûté par l'âge et l'usure, et l'épaulait tant bien que mal jusqu'à sa paillasse dégarnie. Ainsi était devenue la tâche clandestine d'Ethan. Etant le seul à pouvoir disparaître totalement au milieu de ses compagnons de geôle il avait été convenu que celui-ci serait chargé d'aider les plus faible d'entre eux à regagner leur couche sans que les bédouins ne les découvre, ce que Ethan réalisait avec maestria car les soldats qui les escortaient n'y voyaient que du feu.
Avec un sourire fier comme seul un père en a pour son fils, Lliann s'approcha de son protégé et, avec une rapidité incroyable, lui murmura quelque chose à l'oreille.
A ces mots, que seul Ethan avait entendu, le petit garçon s'arrêta soudain, frappé par ce qu'il venait de lui être avoué.

- Vous ...
- Avance, ordonna Lliann en agrippant le second bras de Sir Bruckenbrün, nous allons essayer d'en discuter cette nuit. Lorsque les clepsydres auront été retournées pour la troisième fois au matin, tâches d'être éveillé. Les bédouins se relaient généralement à cet heure, ce qui nous laissera un champ libre pour remettre les choses en ordre...

Bien sûr Padidu que tu peux mettre un lien de mon blog sur ton blog. J'en serais extrêmement ravie.
Lulu Phantasma

# Online seit Montag, 14. April, 2008 um 11:17

Geändert am Dienstag, 15. April, 2008 um 16:33

Chapitre 3 -> Un Homme : Incroyables révélations d'un mineur bienveillant

Chapitre 3 -> Un Homme : Incroyables révélations d'un mineur bienveillant
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En temps normaux, poussé jusqu'à l'épuisement par son dur labeur, Ethan aurait immédiatement sombré dans un profond sommeil jusqu'à ce qu'il en soit tiré aux aurores le lendemain. Mais ce soir là il ne parvenait pas à trouver le repos tant son esprit était semé de troubles.
Allongé sur sa paillasse de paille aux odeurs de verdure décomposée, les bras croisés soutenant sa nuque ô combien meurtrie, Ethan fixait d'un air soucieux les reflets flamboyant du foyer danser agréablement sur les parois rocheuses de la mine. Autour de lui il régnait un silence de pierre que seul les ronflements eurythmiques de ses compagnons troublaient. Les bédouins qui les surveillaient sans relâche, quand à eux, ne semblaient jamais être la proie de la fatigue. Toutes les nuits jusqu'à leur relais ils montaient la garde en silence, comme si le besoin de parler à leurs semblables ne les prenait jamais. Ethan les détestait, tous autant qu'ils étaient, car tous avaient au moins une fois fait couler son sang et souffrir Lliann, mais il avait apprit également quelque chose sur eux. Une chose bien que normal très surprenante. Ces hommes du désert au fouet si leste étaient pour la plupart des pères de famille qui travaillaient ici pour nourrir les leurs, des femmes et des enfants qu'ils n'avaient pas le bonheur de voir grandir. « Finalement, pensa Ethan en croisant par hasard le terrible regard de l'un d'entre eux, ces monstres infâmes sont comme nous, prisonniers de ces mines obscures, privés de ceux qu'ils aiment... »

La clepsydre de verre qui se trouvait à l'entrée de la pièce en direction de la sortie, se vidait à une allure indolente. Goutte à goutte, le liquide qu'elle contenait se déversait dans la bonbonne inférieure dans un bruit fin et presque inaudible. Mais Ethan, l'ouïe fine et affûté par le silence relatif des mine dans lequel il vivait depuis presque six mois, parvenait à suivre ce compte à rebours sonore, son c½ur battant à tout rompre dans sa poitrine à l'idée que bientôt Lliann pourraient enfin lui redire ce qu'il avait crut comprendre. Ces mots qui avaient été soudainement prononcés sans raisons apparentes le mettaient encore mal à l'aise et se faisaient poids dans son esprit. Il était plus que persuadé de les avoir compris, mais ne parvenait pas à y croire. C'était trop... improbable, voir impossible. Pas lui...

A la gauche d'Ethan qui luttait contre son désir de le réveiller avant l'heure prévue, Lliann dormait à point fermé, son torse se levant et s'abaissant au rythme de sa respiration profonde et sereine. Sous sa longue barbe châtaigne qu'il n'avait dût que très rarement couper s'esquissait un sourire taquin qu'Ethan avait si souvent observé chez son protecteur. Sans doute Lliann rêvait-il à des jours passés où il faisait bon vivre d'être libre. C'est en observant cet homme qui depuis son arrivé avait usé des plus grands stratagèmes pour le protéger qu'Ethan se rendit soudain compte que, si Cordélian savait beaucoup de choses sur lui, lui ignorait tout de son passé. Jamais il n'avait eut dire des évènements qui avaient amenés sont bienfaiteur en ces mines, ni qui il avait été avant d'être le pauvre mineur qu'il était. Est-ce que Lliann Cordélian était le patronyme d'un grand seigneur qui avait également été piégé comme tous les autres, où avait t-il reçut un traitement de faveur semblable au sien ? Ethan se blâma de l'ignorer et s'en trouva même furieux. Mais était-il judicieux de lui poser une question si indiscrète alors que la douleur d'avoir perdu les siens était peut-être encore grande en son c½ur ?
Alors qu'il se posait ces questions auxquelles seul Lliann était en mesure d'apporter les réponses, il lui sembla soudain que la pièce était étrangement silencieuse. Pourtant, aucun bruit ne semblait avoir disparut au point d'avoir éveillé ses sens. Le maigre feu crépitait toujours dans le foyer, ses compagnons ronflaient toujours autant, la clepsydre... « La clepsydre ! s'écria intérieurement Ethan dont les yeux avaient tout à coup doublés de taille ».
Trois heures ! L'heure tant attendue était enfin arrivée. A cet instant, les soldats miniers se levèrent nonchalamment, ramassant leurs armes à leur pied, et disparurent l'un après l'autre dans l'une des nombreuses galeries menant à la sortie, s'assurant bien avant d'un bref coup d'½il qu'aucun des prisonniers n'était éveillé. De peur d'être surpris par l'un d'entre eux, apercevant déjà le fouet qui l'attendait si jamais il était pris éveillé, Ethan ferma brusquement les yeux et retint sa respiration. Son rythme cardiaque battait une chamade à tout rompre tant sa peur était à son comble, mais le bruit de leur pas s'atténuait lentement alors qu'un dernier bédouin retournait la clepsydre vide. De nouveau le son caractéristique du temps qui s'écoule recommença et la voie fut enfin libre.
Prestement, aussi excité qu'un enfant à l'époque de Noël, Ethan s'agenouilla aux côtés de Lliann et le secoua en le hélant discrètement, tous les sens en alerte.

- Lliann, Lliann levez vous c'est l'heure !!!!
- Trois heures ???
- Trois heures, comme vous me l'avez dit ! affirma Ethan d'un signe frénétique de tête.

La barbe et les cheveux parsemés de brin de pailles provenant de sa couche en grand désordre, le bienfaiteur Cordélian se retourna vers Ethan dont les yeux bleu océan brillaient à la fois d'impatience et d'anxiété. Un long moment, tous deux se considérèrent, demeurant aussi interdit l'un que l'autre, puis finalement Lliann s'éclaircit silencieusement la gorge et s'adressa à son protégé avec la conscience que cette discutions allait être très instructive, mais aussi très complexe.

# Online seit Dienstag, 15. April, 2008 um 16:24

Geändert am Samstag, 19. April, 2008 um 16:47